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L'Union européenne et les Roms


Misto Aviljan

Mistoalen romalen ko romano web site so i si integralno kotor katar I Europsko Komisija. O Roma si integralno importantno kotor katar I Europakiri civilizacija. `O Roma-buteder lendar si amare manusha so dzivdinena sine akate. E Europakiri buti ko prioriteto si te promovirinen i inkluzija taj i partcipacija e romenge ko bitna kotora e dzivdipaskere sar ki ekonomija, ko kulturikano dzivdipe, ko butikeribe em ki shansa te anen pere odluke.

Les Roms sont une partie intégrante de la civilisation européenne. La plupart d'entre eux sont nos concitoyens. L'Union européenne souhaite promouvoir leur inclusion à part entière dans la société et leur participation dans l'économie, sur le marché du travail, dans la vie culturelle et dans les prises de décision.)

Historique

Il est généralement admis que les Roms descendent de groupes qui ont quitté le sous-continent indien vers la fin du premier millénaire ap. JC. Après une période de relative tolérance à la fin du Moyen Age, les Roms ont été victimes de persécutions répétées en Europe. L'époque la plus sombre a été la seconde guerre mondiale pendant laquelle les Roms ont été l'un des groupes victimes de l'Holocoste.

L'Europe et les Roms

Sur le présent site, le terme "Rom" comprend des personnes se désignant elles-mêmes comme Roms, Gitanes, gens du voyage, Manouches, Ashkalis, Sintis ainsi que par d'autres dénominations. L'utilisation générale du mot "Rom" ne vise aucunement à minimiser ou ignorer la grande diversité au sein des nombreux groupes différents de Roms et des communautés qui leurs sont liées. Ce terme ne vise pas non plus à promouvoir des stéréotypes.

Les Roms sont l'une des lus grande minorités ethniques dans l'UE avec des millions de personnes vivant dans la plupart des Etats membres. Leur situation est caractérisée par une discrimination persistante et une grande exclusion sociale. Les Roms sont menacés par la pauvreté et le chômage. Les enquêtes d'opinion européennes et nationales montrent que beaucoup d'Européens ont des opinions négatives à l'égard des Roms ceci résultant souvent de stéréotypes et de préjugés.

Les institutions européennes et les Etats membres ont une responsabilité commune pour améliorer l'inclusion sociale des Roms en utilisant tous les instruments et les politiques qui sont de leurs compétences respectives.

Action européenne

L'Union européenne dispose d'un cadre juridique fort pour combattre la discrimination. Elle agit par le biais des fonds structurels européens et aborde la question de la discrimination à l'encontre des Roms dans ses actions de sensibilisation. En outre, elle coordonne un certain nombre de politiques-clé qui sont particulièrement cruciales pour l'inclusion des Roms telles que l'éducation, l'emploi et l'inclusion sociale. La DG EMPL a instauré en 2008 un Groupe d'Action Rom qui examine les instruments et les politiques communautaires.

Site de la Commission Européenne consacrée aux Roms

cliquez-ici

Russie: les Roms, citoyens sans droits

REPORTERS: Un reporter de FRANCE 24 est parti à la rencontre des roms de Russie. Considérés comme des citoyens de second rang, ils sont victimes de nombreuses discriminations. Reportage dans la localité de Chudovo, au sud de Saint-Pétersbourg.

L'Union Européenne condamne la Croatie

Court Condemns Croatia for Failing to Fulfill Its Positive Obligations under Article 3 of the ECHR

Last Updated: 2009-06-26 12:47:30

Strasbourg, 26 June 2009: Yesterday, the European Court of Human Rights delivered its judgment in the case of Beganović v. Croatia concerning the violent beating of Mr Darko Beganović, a Romani man, by a group of seven men and the failure of Croatian authorities to conduct an effective investigation and prosecute the perpetrators.

The Court held that the Croatian prosecuting authorities and the courts failed to satisfy the requirement of effectiveness of the criminal-law mechanisms for the purposes of Article 3 of the European Convention on Human Rights and Fundamental Freedoms (ECHR) prohibiting torture, inhuman and degrading treatment. The ineffectiveness on part of the prosecuting authorities resulted in the criminal complaint against the perpetrators becoming time barred.

The applicant in the case was brutally beaten in the company of five friends by a group of seven young men on 24 April 2000. The seven men proceeded to hit him until he fell to the ground and then continued kicking him. When the beating stopped and Mr Beganović stood up, he was hit on the head with a wooden plank, which caused him to lose consciousness. As a result of the violent group beating, Mr Beganović sustained bodily injuries, including a concussion.

Domestic criminal complaints were lodged on 12 June 2000 by the applicant’s counsel against the seven individuals. However, due to inactiveness and erroneous handling of the criminal complaint by the prosecutorial authorities, the complaint became time barred as of 23 April 2004.

As a result, the ERRC and its partner, local lawyer Lovorka Kušan, lodged an application with the European Court of Human Rights on 9 November 2006 claiming violations of, inter alia, Article 3 of the ECHR, based on the failure of the Croatian authorities to take the appropriate and necessary steps in the criminal proceedings against the seven perpetrators.

Mr Beganović was awarded 1,000 EUR non-pecuniary damages; the court also awarded 6,250 EUR in respect of costs and expenses.

The full text of the judgment is available HERE.

For further information, contact:

Lydia Gall, ERRC Legal Advisor,
lydia.gall@errc.org, + 36.1.413.2200

2009-06-26


Pour plus d'informations cliquez sur l'image


Francis Cabrel : Des hommes pareils

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Extrait de son dernier album "Des Roses & Des Orties", ce titre est un véritable hymne aux valeurs humaines.
C'est un Francis CABREL très militant et engagé qui nous invite à regarder plus loin que notre nombril...

Leur histoire est notre histoire

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Depuis les années 1980, la question de l’immigration est posée sur le mode du rejet et de l’exclusion d’une partie des habitants de la France, minant ainsi le devenir de la société. Retourner l’image de l’immigration en élevant au niveau de lieu de mémoire national un espace dédié à la place des immigrants dans la construction de la France contemporaine telle est la vocation de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration.

Mémorial et centre de recherches, la CNHI de la Porte Dorée à Paris, ouvert en octobre 2007, se veut un outil de lutte contre les préjugés et les discriminations en même temps qu'un élément de cohésion nationale.
Dans le cadre de son projet scientifique et culturel, sa mission est de concevoir et de gérer un musée national de l’Histoire et des Cultures de l’immigration, ensemble culturel original à caractère muséologique et scientifique, chargé de conserver et de présenter au public des collections représentatives de l’histoire, des arts et des cultures de l’immigration.



En parallèle à l'exposition Repères, la Cité propose une exposition virtuelle retraçant deux siècles d'histoire de l'immigration.
Le film « L’histoire de l’immigration en France » est en ligne depuis juillet 2006 sur le site du CNHI. Écrite par des historiens membres du comité scientifique de la Cité, riche de 350 photographies et documents d’archive, ponctuée d’extraits sonores, elle retrace en quarante minutes deux siècles d’immigration : les vagues successives d’arrivées d’immigrants et de réfugiés, la mise en œuvre des politiques publiques et les questions de nationalité, les réactions de l’opinion publique entre xénophobie et solidarité, le travail et les métiers de l’immigration, les combats menés en commun en temps de paix comme en temps de guerre, les modes de vie et les questions culturelles. Outil résolument pédagogique, destiné au plus large public, le film concilie les exigences de l’histoire avec l’attrait et la convivialité du multimédia

Pour voir le film cliquez sur l'image ci-dessous
(Visualisez les différentes périodes de l'histoire à l'aide des boutons horizontaux)
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Des bidonvilles de Roumanie aux trottoirs de Toulouse


La Dépêche : Publié le 16/06/2009 à 12:43


Une semaine dans le bidonville de Blaj, d'où les Roms partent en nombre, espérant une vie meilleure. Et échouent sur les trottoirs de Toulouse.


Blaj, 24 mai 2009. Blaj, petite ville proprette de 20 000 et quelques habitants en Transylvanie méridionale, à 400 km au nord-ouest de Bucarest. Blaj où vivent Florin Petrulea et Ramona Stoica, croisés un mois plus tôt à Toulouse. Blaj, des commerces, des banques, une église orthodoxe, une supérette… Enjamber la rivière par l'interminable pont de singe aux planches inégales, gîtant à 30 m au-dessus de l'eau. Puis cheminer à travers le terrain vague où deux chevaux fatigués broutent l'herbe drue entre détritus et gosses crottés, intrigués par la présence d'étrangers. Passer entre les bicoques de bric et de broc. Déboucher dans la rue Propilor, qu'un candidat aux municipales a fait goudronner l'an dernier contre la promesse de leur bulletin de vote, expliquent les habitants. Ils ont voté pour, il a tenu parole : la rue est désormais carrossable. Sauf qu'ici, personne n'a les moyens de s'acheter une voiture.

Et pour cause : la rue Propilor, c'est le tiers-monde au cœur de l'Europe. Hérissée de palissades improbables derrière lesquelles vivent les gens et aboient les chiens, elle est la plus grande artère du bidonville rom. À la nuit tombée, elle a tout du coupe-gorge. Rue Propilor, parler de taux de chômage paraît impropre. Taux de travail serait plus juste ; il doit culminer à 5 %. Alors on se débrouille. « En Roumanie, les gens vivent au jour le jour », juge Florin. Surtout les Roms, parias des parias, haïs par les Roumains qui les traitent volontiers de sous-hommes. Mardi, le chauffeur de taxi qui nous embarque chargera Ramona et son fils Catalin 200 m plus loin. « Si mon patron voit que je prends des Roms je vais avoir des soucis ».

Les Stoica habitent au 21 de cette rue Propilor à démographie galopante, étrangère à la vitale question de la limitation des naissances. Ici, l'eau courante reste un rêve et le tout-à-l'égout une utopie. Pour la toilette et la cuisson, la moitié de la rue remonte l'eau saumâtre du puits que Pintea, le père de famille avait creusé voici quelques années, dans la cour de la maison. Les sanitaires ? Une cabane exiguë à l'intérieur de laquelle les mouches tournoient dans une odeur à vriller le cœur : à un mètre au-dessous du trou qui sert de cuvette gît une concrétion de plusieurs semaines d'excréments.

Chez les Stoica une douzaine de personnes vivent dans trois pièces où d'épais tapis plaqués sur les murs aux couleurs vives chargent un décor kitsch à souhait. Délia, la mère, est toujours prête à danser entre deux coups de balai dans la cour nickel. A 49 ans, son mari Pintea en paraît dix de plus. Demain il rentre en minibus de Toulouse où il s'est fait opérer du cristallin. Il découvrira qu'en son absence la télé a été vendue pour acheter à manger. Trois de leurs cinq enfants habitent avec eux : Ramona, Ancuta et Bianca. Il y a aussi les six petits-enfants : Marius le lunaire, Catalin la gouape, Ancuta la danseuse, Alexandra la candide, Sergiu le bagarreur, Alexandro le rieur. Difficile de faire vivre tout ce petit monde quand on tire le diable par la queue.

Parce qu'on ne mange pas tous les jours, rue Propilor, la question vire à l'obsession et relègue toutes les autres au second plan. Celle de la scolarisation des gosses, par exemple. De fait, peu d'enfants vont à l'école. Ce mercredi-là, la petite Ancuta y est allée le matin, pour la première fois et peut-être la seule de la semaine. Le consul général de Roumanie à Marseille, Comel Alecse a beau vanter les « mesures assez conséquentes prises en matière de scolarisation et d'éducation des enfants roms », l'effort se heurte à la réalité : au-delà de 8 ans, les enfants de Blaj doivent se rendre à l'école à Alba Iulia, distante d'une vingtaine de kilomètres. Sans argent pour payer le transport, sans parler des fournitures, la scolarité s'arrête souvent à cet âge.

Aucune revendication, aucune accusation n'émerge pourtant. Trop désespérés. Trop noyés dans une vie sans horizon. « On ne trouve pas de travail, on n'a pas d'argent, on a beaucoup de problèmes ». Constat fataliste de Florin, de ces rares Roumains qui, par mariage ou par choix, ont adopté le mode de vie des Roms.

Pauvres parmi les pauvres, les Stoica. Mais pas question de transiger sur l'hospitalité. La nombreuse famille n'hésite pas à s'entasser dans deux pièces pour vous laisser dormir seul dans la troisième. Lorsqu'on n'a rien on sait partager. Malgré la maigre et quasi unique entrée d'argent fixe de la maison que constitue la pension de 80 € que perçoit Pintea. 80 €. Ridicule compensation pour son dos, flingué par 28 ans de boulot dans le bâtiment, et qui lui interdit désormais de travailler.

Aussi, ce mercredi-là, l'apparition du facteur crée l'effervescence. Si on le reçoit si bien c'est que sa sacoche contient les pensions d'invalidité après lesquelles tout le monde court. Quand l'argent n'est pas monnaie courante, ces subsides dérisoires - 10 € pour les troubles mentaux de Marius, l'aîné de Ramona - deviennent vitaux.

Du travail, il y en a pourtant, dans cette Roumanie qui, rappelle fièrement Comel Alecse, a connu « un taux de croissance de 8,6 % l'an dernier ». « Il y a du travail mais très mal payé », insiste Florin. Très mal payé ou interdit aux Roms. Voilà pourquoi, juge-t-il « tout le monde veut partir. Dès qu'on a un peu d'argent pour payer le voyage. D'ailleurs, les trois quarts des Roms qui dorment à la médiathèque de Toulouse sont de Blaj ! »

Qui prétend pour autant que pauvreté est sœur de tristesse se méprend. Gravement. Privés de tout, les Roms n'ont pour seules richesses que la famille et les enfants. Et la danse. Tout y est prétexte. Que la musique de Nicolae Guta jaillisse et on se croit tombé dans un film de Kusturica. Et on fume. Beaucoup. Et on boit. Du moins les hommes. Et on mange parce qu'on sait recevoir et qu'un peu d'argent frais est arrivé. Petits plats dans les grands. Délia et ses filles ont préparé le « sarmale », une sorte de chou farci à la viande, à l'oignon et au riz. Et la « slanina », un lard fumé délicieux. Il arrive si souvent que les estomacs crient famine que quand prend fin la disette on mange tout. D'un coup. Toujours ça de pris. L'heure est à la fête aujourd'hui. Demain sera plus triste. On lit déjà le départ de Florin dans le regard de Ramona. A la recherche d'une éclaircie qui viendra peut-être. Ou pas.


15 ans d'espérance de vie en moins

Conditions de vie précaires et accès aux soins quasi absent se traduisent par une chute de l'espérance de vie des Roms. « Une enquête de Médecins du Monde dans plusieurs pays européens fait apparaître qu'elle est inférieure de 15 ans au reste de la population des pays concernés », note le docteur Jean-Claude Guiraud, du comité de promotion des migrants et Tziganes.

La sécurité sociale existe en Roumanie. A une condition : cotiser. Donc travailler. La plupart des Roms n'ont de fait aucune couverture. Le résultat saute aux yeux rue Propilor, authentique cour des miracles où il n'en survient aucun : les estropiés croisent les bigleux, les gosses souffrent de carences, de retards mentaux, de rachitisme. Les bouches s'ouvrent sur des sourires édentés, pourris par les caries et les abcès. « Tout est cher et nous n'avons d'argent. Se faire arracher une dent c'est 10 €. S'en faire remettre une, 25», explique Bianca, 21 ans, la benjamine de la fratrie Stoica. Enceinte de son deuxième elle s'inquiète : «Je ne sais pas s'il est normal. Je n'ai pas les moyens de payer une échographie.»


Salaires dérisoires, corruption massive


Selon Comel Alecse, le consul général de Roumanie à Marseille, le salaire mensuel moyen atteint à peine 350 € en Roumanie. Un ouvrier gagne 800 à 1000 lei mensuels, l'équivalent de 200 à 250 € (1 € = environ 4 lei) pour 8 heures par jour à l'usine. Un conducteur de train, 450 €. Salaires dérisoires, mais prix quasiment identiques aux nôtres : à Blaj, une baguette de pain coûte 0,75 €, un café, 1 € ; un kilo de tomates, 2 €. Certes, le pays a connu un taux de croissance de 8,6 % en 2008, souligne le consul. Une croissance qui ne profite pas au peuple. Chef du conseil économique de l'ambassade de Roumanie en France, Nicola Grigoreanu le reconnaît mais nuance : « Salaires bas, c'est vrai, mais il faut voir les avantages pour les investisseurs étrangers qui ont confiance depuis les accords entre la Roumanie et le FMI, et l'Union européenne. » Problème : dans un pays qui dispose pourtant de richesses naturelles (pétrole, gaz, charbon) et où toutes les infrastructures restent à construire, la corruption demeure. Après Ceaucescu, quelques Roumains ont fait fortune, dont des Roms à la patte bien graissée. Mais la plupart crève. L'Europe avait bien conditionné l'entrée du pays à la lutte contre la corruption. La Roumanie reste d'ailleurs sous contrôle de la commission européenne qui l'a épinglée régulièrement.



Visualiser le diaporama sur le site de La Dépêche.fr

Reportage France24 - Les roms victimes de préjugés

Depuis septembre, les évacuations de bidonvilles roms s'intensifient autour de Paris. Seule une petite partie des habitants est relogée. Les autres doivent tout simplement partir. Mais le retour au pays est souvent douloureux et difficile.

Une urgence sanitaire: Médecins du Monde auprès des familles Rroms à St Denis et en France


Face à l’urgence sanitaire et n’ayant aucune autre solution d’hébergement, Médecins du Monde a installé le 26 mai un camp de « déplacés européens» à Saint-Denis : Médecins du Monde a apporté un abri momentané en l’attente de solutions plus dignes et durables aux familles Rroms (116 personnes dont 41 enfants et 5 femmes enceintes), victimes d’un incendie qui a coûté la vie d’un enfant.

Face à la mise en danger des personnes, face à la demande d’une Table Ronde, la seule réponse de l’Etat est une assignation en justice.

De bidonville en bidonville, après chaque évacuation, les familles Rroms sont condamnées à une vie d’errance car aucune solution adaptée et globale n’a été trouvée pour leur apporter dignité et stabilité. Ces expulsions répétées, sans solution de relogement entraînent un épuisement, des ruptures de soins et de suivi médical, notamment pour les femmes et les jeunes enfants.

Etat, collectivités locales et territoriales se renvoient en permanence la responsabilité de cette situation. Ce manque d’engagement des acteurs institutionnels se traduit par une maltraitance de fait. Médecins du Monde, la Fondation Abbé Pierre et le Secours Catholique demandent que l’Etat réunisse l’ensemble des acteurs concernés, afin de trouver les réponses adaptées à la prise en charge de ces familles fragilisées et ce, dans chaque région. En Ile de France, une table-ronde régionale réunissant les municipalités, les collectivités territoriales, les services de l’Etat, les associations et tous les acteurs concernés doit être rapidement organisée.

Médecins du Monde a été assigné en référé par la Préfecture de Seine-Saint-Denis devant le Tribunal de Grande Instance de Bobigny, pour occupation d’un terrain sous la propriété de l’Etat. Le jugement passera en délibération vendredi 26 juin.

Dernière minute:

L’audience a été renvoyée au lundi 6 juillet, à la demande de l’avocat de la Préfecture.

Hier, Médecins du Monde, soutenue par la fondation Abbé Pierre, le Secours Catholique et de nombreuses autres associations, a tenu une conférence de presse pour dénoncer la maltraitance institutionnelle dont sont victimes les roms, en Ile de France en particulier et au niveau national. La demande d’une table ronde réunissant tous les acteurs concernés au niveau régional demeure sans réponse à ce jour.

Les 116 personnes vivant sur le camp de Saint-Denis sont donc maintenues dans une pénible incertitude. Suite à ce renvoi au 6 juillet, Médecins du Monde qui va faire le point avec les familles, réaffirme la nécessité d’engager la concertation avec tous les acteurs pour trouver des solutions stables.


En savoir plus sur le blog créé par Médecins du monde
Roms : Carnet de bord d'un camp de déplacés

Communiqué suite à l’expulsion de Roms à Saint-Martin-d’Hères

Mardi 9 juin 2009, à 19h, six policiers de la police nationale et trois de la BAC débarquent 25 avenue Gabriel Péri à St Martin d’Hères (Isère).

Pour cause d’occupation d’un petit bâtiment industriel abandonné depuis plusieurs années (selon plusieurs témoignages), douze roms : 7 adultes, 5 mineurs dont deux scolarisés et un bébé de 7 mois, sont obligés de quitter les lieux. Les 3 membres de l’association Roms Action présents, rejoints par la directrice, doivent faire de même. La raison : « flagrant délit d’effraction » et « dégradation des lieux ».

Roms Action, trouvée sur place pour travailler sur le projet d’insertion des familles, se retrouve à gérer une situation d’expulsion considérée illégale.

Lire la suite de l'article sur le site de Indymedia Grenoble

Discrimination raciale

La discrimination raciale est une atteinte au principe d'égalité, suivant lequel "les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit" (art. 1 Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789) ......

  • Constitue une discrimination raciale toute disctinction opérée à raison de l'origine, ou de l'appartenance ou non appartenance d'une personne à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée.

  • La discrimination raciale est inspirée par un état d'esprit purement ségrégationniste en raison de la race.
Voir la suite du texte sur sos-net

L'accès à l'asile est un droit, pas un choix !

4 juin 2009 : Communiqué de presse du Réseau européen contre le racisme

Aujourd’hui, le Conseil Justice et Affaires intérieures de l’UE discute de l’immigration irrégulière dans la région méditerranéenne. A cette occasion, le Réseau européen contre le racisme (ENAR) exhorte les Ministres à respecter le droit fondamental à l’asile et à s’assurer que les mesures de contrôle de l’immigration n’entravent pas l’accès à la protection internationale pour les personnes qui en ont besoin.
Ceci est d’autant plus important en vue de la décision récente du gouvernement italien de renvoyer des migrants vers la Libye sans aucune évaluation de leurs besoins de protection. Cette politique enfreint clairement les normes internationales des droits de l’homme. Dès lors, l’UE et ses Etats membres doivent de toute urgence appeler l’Italie à mettre une fin immédiate à ces politiques.
A l’heure où le gouvernement italien recherche des soutiens pour que ses actions forment la base d’un modèle pour l’UE, ENAR appelle tous les États membres de l’UE à ne pas soutenir le gouvernement italien à moins que des garanties solides pour le respect total du droit à l’asile ne soient fournies.
D’autre part, une action coordonnée afin de trouver une solution à la situation dans la Méditerranée est nécessaire, mais il est crucial que les actions envisagées par l’UE défendent le respect des obligations et des droits de l’homme internationaux en matière d’asile.
La décision de l’Italie viole également le principe fondamental de non-refoulement, entériné dans la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés ainsi que dans la législation de l’UE, et qui interdit le renvoi des réfugiés vers des pays où ils risquent d’être persécutés. Les États sont obligés de respecter ce principe où qu’ils exercent leur juridiction, y compris dans les hautes mers. ENAR soutient dès lors le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) qui a appelé au respect de ce principe et à réadmettre les personnes renvoyées par l’Italie et qui sont identifiées par le HCR comme demandeurs d’asile.
« L’UE doit respecter ses valeurs et principes fondamentaux ; si elle veut être un modèle pour le reste du monde, elle doit prendre ses responsabilités au sérieux. La décision de l’Italie est une violation de ces principes de base et ne devrait en aucun cas pouvoir continuer », a déclaré Mohammed Aziz, Président d’ENAR.

Situation des Roms dans le 93

Communiqué de presse du 26 mai 2009

Les associations dénoncent la maltraitance infligée aux Roms de Seine St Denis : une fois de plus, les problèmes sont déplacés, la détresse humaine accentuée.

Suite du communiqué sur le site de :

Rapport sur la situation des Roms migrants en France





Le CNDH Romeurope a pour objectif d'améliorer l'accès aux droits fondamentaux des Rroms migrants sur le territoire français et de lutter contre les discriminations et violations des droits de l'homme. Il présente comme chaque année un rapport sur la situation des Roms migrants en France.
Ce nouveau rapport ROMEUROPE présente l'évolution de la situation des Rroms migrants en France en 2005. Le bilan est sévère. La majorité de ces quelques milliers de personnes, principalement regroupées en Ile de France et dans la région lyonnaise, continuent à vivre dans des bidonvilles dans des conditions totalement indignes. Les auteurs du rapport, tous acteurs de terrain, constatent un durcissement de la position de l'Etat qui multiplie les arrestations individuelles suivies de renvois en Roumanie et les expulsions des lieux de vie. Ces dernières prennent parfois des caractères dramatiques lorsque des enfants mineurs sont abandonnés seuls sur les terrains, leurs parents ayant été arrêtés ou mis en rétention. De nombreux témoignages illustrent la précarisation des familles consécutive à ce qui est désigné comme un véritablement harcèlement policier. Il existe cependant quelques initiatives qui tendent à prouver que des solutions alternatives seraient possibles. Décrites dans le rapport, elles sont nées de l'engagement de quelques citoyens révoltés par la situation qui ont su convaincre des élus de collectivités territoriales. Une deuxième partie fait le point sur l'accès aux droits fondamentaux : liberté de circulation, droit au séjour, droit au travail, santé et accès aux soins, culture et éducation. Pour chacun de ces droits des revendications sont formulées.

Pour en savoir plus et téléchargez le rapport cliquez ici

La misère est une violation des droits humains

Amnesty International, ATD Quart Monde, LST rappellent que la pauvreté n’est pas qu’un manque, c’est une violation des droits humains.

La pauvreté ne signifie pas seulement vivre avec des moyens en dessous d’un certain seuil minimal. C’est la conséquence de violations des droits humains et c’est une atteinte à la dignité humaine. Plusieurs manifestations publiques auront lieu ce 17 octobre marquant la journée mondiale contre la misère.

Plus de 850 millions de personnes sur la terre souffrent de la faim.

Près de 11 millions d’enfants meurent chaque année avant d’avoir atteint leur cinquième année.

Plus de 100 millions de personnes n’ont pas accès à l’école primaire et des milliers de petits paysans sont chassés de leurs terres chaque jour.

Si divers soient-ils, ces exemples ont un point commun. Derrière ces chiffres, il y a le destin de personnes dont les droits à l’alimentation, à l’éducation ou à un logement adéquat ont été bafoués. Il leur manque souvent les moyens nécessaires pour se défendre.

La pauvreté ne signifie pas seulement vivre avec des moyens en dessous d’un certain seuil minimal. C’est la conséquence de violations des droits humains et c’est une atteinte à la dignité humaine. C’est pourquoi, il apparaît essentiel de soutenir les personnes qui en sont victimes afin qu’elles puissent faire valoir leurs droits.

La journée mondiale pour l’élimination de la pauvreté a comme objectif de donner une voix aux personnes concernées et d’appeler les dirigeant-e-s à agir concrètement contre la pauvreté et contre les violations des droits humains qui sont à son origine.

Pour plus d'infos cliquez ici

D'expulsion en expulsion, l'exode rom

Bidonvilles Roms, un blog entièrement consacré à la vie des Roms. Dans les articles, une large place consacrée aux témoignages sur la dure réalité de leurs conditions de vie dans les campements de fortune de la région lyonnaise et des dénonciations sur les expulsions qui les poussent à l'exode.


Le mardi 28 août peut avant 6h, le bidonville de ¨Parilly sur la commune de Vénissieux s'éveillait peu à peu.
La veille des familles avaient quitté le camp préférant rester en France, redoutant un retour sans espoir dans leur pays d'origine. Pour la plupart les bagages étaient déjà prêts, ils avaient réunis en quelques sacs leurs maigres... lire la suite du reportage
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Roms, Gitans, Manouches : des citoyens à part entière

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Qui sont les Roms ?
Les exclus de l'Europe
En finir avec les stéréotypes
Des citoyens en action

4 thèmes développés par le CCFD sur son site consacré à la vie des gens du voyage.
A visiter absolument si vous souhaitez mieux connaître la culture d'un peuple et mieux comprendre leur réalité.

Pour aller sur le site cliquez ici
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Egypte : persécutions contre les migrants


Égypte. Il faut arrêter de tuer ceux qui tentent de traverser les frontières (communiqué de presse d'Amnesty International 20 août 2008)

Amnesty International a écrit cette semaine au chef de l'État égyptien, Hosni Moubarak, pour l'exhorter à faire cesser le recours à la force meurtrière contre les migrants africains qui essaient de traverser la frontière pour se rendre en Israël.

Dans son dernier compte rendu de la situation, publié ce mercredi 20 août, l'organisation prie les autorités égyptiennes de mettre fin aux violences contre les migrants d'Afrique sub-saharienne, qui continuent à être emprisonnés ou tués, ou encore renvoyés de force dans des pays où ils risquent d'être victimes... lire la suite

JO de Pékin : Un bilan désastreux pour la liberté d'expression

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Dans un communiqué, Reporters sans frontières dénonce le cynisme des autorités chinoises et l'incapacité du CIO à faire respecter la Charte olympique qui protège la "dignité humaine".

"Un bilan désastreux pour la liberté d'expression en Chine" (communiqué du 22.08.2008)

Comme nous le craignions, les JO de Pekin ont été une période propice aux arrestations, condamnations, à la censure, à la surveillance et au harcèlement de plus de cent journalistes, blogueurs et dissidents. Cette répression restera l'un des faits marquants ... lire la suite du communiqué

Dans un souci d'objectivité, je vous invite à découvrir Aujourd'hui la Chine, un site très riche d'informations pour mieux connaître ce pays et vous forger votre propre opinion.
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La liberté de la presse dans le Monde en 2007


Reporters sans frontières a publié comme chaque année son rapport sur la liberté de la presse dans le monde. Voici la carte 2008 (légende : blanc = bonne situation, vert = plutôt bonne, orange = problèmes sensibles, rouge = difficile, noir = très grave) .

Extrait du Rapport annuel 2008
... Nos inquiétudes sont nombreuses concernant l'évolution de la liberté de la presse dans le Monde. 2007 a été une année violente à tous égards. D'abord par le nombre toujouts plus important de journalistes tués. Il faut remonter à 1994 pour trouver un chiffre plus élevé. Violente aussi par la radicalité des décisions de certains gouvernements. Plusieurs journalistes ont condamnés à la peine capitale ou risquent de l'être, deux sont morts en prison faute de soins et d'autres ont été condamnés à de lourdes peine d'emprisonnement sans même avoir pu se défendre. Et les États répressifs ne sont pas le seuls ennemis de la liberté de la presse. Loin de là. La liste est ...
lire la suite
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JO de Pékin : Un bilan désastreux pour la liberté d'expression

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Dans un communiqué, Reporters sans frontières dénonce le cynisme des autorités chinoises et l'incapacité du CIO à faire respecter la Charte olympique qui protège la "dignité humaine".

"Un bilan désastreux pour la liberté d'expression en Chine" (communiqué du 22.08.2008)

Comme nous le craignions, les JO de Pekin ont été une période propice aux arrestations, condamnations, à la censure, à la surveillance et au harcèlement de plus de cent journalistes, blogueurs et dissidents. Cette répression restera l'un des faits marquants ... lire la suite du communiqué

Dans un souci d'objectivité, je vous invité à découvrir Aujourd'hui la Chine un site consacré à ce pays et truffé d'informations utiles pour vous forger votre propre opinion.
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